Des familles déplacées revendiquent des logements décents

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06 Sept. 2012 AlterPresse

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Les représentants des camps Marassa (sis à Tabarre, à proximité de la rivière grise) et Garage (situé à Delmas 31 ) exigent du gouvernement des logements décents pour les familles déplacées qui vivent encore dans de mauvaises conditions sous des tentes dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, lors d’une conférence de presse à laquelle a assisté l’agence en ligne AlterPresse, ce mercredi 5 septembre 2012.

Ils réclament, en faveur de toutes les familles déplacées, l’accès à des logements décents, contrairement au projet 16/6, à travers lequel il leur est accordé un montant de vingt mille gourdes (US $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 58.00 gourdes aujourd’hui) pour louer un logement durant un an.

Se faisant le porte parole de ces familles déplacées, le vice-président du comité du camp « Garage », Mackendy Sergit, souligne divers manquements auxquels font face, jusqu’à présent, des milliers de personnes logeant dans vingt trois (23) camps d’hébergement de la capitale.

Environ 32 mois depuis le tremblement de terre du 12 janvier 2010, ces personnes déplacées se retrouvent encore dans la crasse, dans plusieurs tentes sales et déchirées, sous le poids des intempéries, déplore Sergit.

Les conditions d’hygiène dans ces camps représentent une réelle menace pour ces gensl.

Aucune visite des autorités de l’État n’est observée dans le camp « Garage », critique-t-il.

Les familles déplacées subissent, sans cesse, dans le Camp “Garage” des menaces d’expulsions, ajoute Sergit qui appelle le gouvernement à réagir en leur faveur.

Mettre un terme aux expulsions forcées dans les camps, créer d’autres hôpitaux publics ainsi que des emplois pour la population, rendre concret le programme de scolarisation universelle gratuite de Michel Martelly, figurent au nombre des recommandations formulées par le vice-président du comité du camp « Garage ».

Les familles des 23 camps disent ne pas avoir été touchées par le programme de scolarisation universelle gratuite, prôné par le gouvernement, rapporte Sergit.

Le passage de la tempête tropicale Issac a apporté un démenti à ces déclarations, véhiculées par les autorités étatiques, avance, pour sa part, le secrétaire général du comité du camp Marassa, Délizaire Charles.

Lors du passage d’Isaac, 350 familles du camp de Marassa 14 (au nord-est de la capitale), distant de moins de 15 mètres de la rivière grise, ont été transportées à l’école nationale de Tabarre, transformée en abri provisoire par la mairie de cette commune pour raison de sécurité.

Ces personnes ont dû retourner se loger dans ce même camp, malgré les risques, regrette Charles, demandant à l’État de mettre à disposition des familles déplacées les maisons qui ont été construites pour elles à « Zoranje » (Croix des Bouquets, au nord-est de la capitale).

Cinq mille neuf-cent-vingt-neuf (5,929) familles, déplacées lors du séisme du 12 janvier 2010, vivent dans des conditions d’insalubrité, de plus en plus dramatiques, rappelait récemment la plateforme des organisations haïtiennes de droits humains (Pohdh).

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