Frakka exige la libération d’Elius Alfred et de Jean Louis Saint Fort

Frakka exige la libération d’Elius Alfred et de Jean Louis Saint Fort
September 12, 2012 Andy Taylor

06 Sept. 2012, AlterPresse

original article

La force de réflexion et d’action pour le logement (Fòs refleksyon ak aksyon sou koze kay, sigle créole Frakka) réclame la libération d’Elius Alfred et de Jean Louis Saint Fort, deux paysans arrêtés et enfermés depuis plus d’un mois (23 juillet 2012) dans la prison de Jacmel (chef-lieu du département du Sud-Est), dans une note transmise à AlterPresse.

Aucune charge n’a été retenue contre ces accusés, indique Frakka qui dénonce l’arrestation de ces deux paysans comme un acte arbitraire et illégal. Une trentaine de policiers et plusieurs représentants du gouvernement, comme le délégué départemental du Sud-Est, Pierre Michel Lafontant, le commissaire du gouvernement de Jacmel, Antoine Jean Fehaud, le magistrat de la zone et un juge de paix ont débarqué dans le parc La visite (Sud-Est) pour forcer les paysans à plier bagages, le lundi 23 juillet 2012, apprend-on. Pour atteindre leur objectif, les autorités, accompagnées de bandits, ont commencé par détruire plusieurs maisons, tirer des coups de feu et lancer des gaz lacrymogènes. Les paysans, de leur côté, ont riposté à coup de jets de pierres. Quatre (4) paysans ont trouvé la mort lors de ces affrontements, qui ont eu lieu le lundi 23 juillet 2012. Il s’agit de Nicolas David, Enose Desir, Aléus Desir et Volcin Robenson.Deux enfants sont, quant à eux, portés disparus jusqu’à présent, selon Frakka qui rapporte les déclarations de leurs parents.

Frakka croit que ces actes sont orchestrés sous la dictée de l’administration Martelly/Lamothe. Ce massacre au parc La visite dévoile clairement que les macoutes (Tontons Macoutes : membres de la milice paramilitaire rapprochée du régime des Duvalier) et les putschistes ne peuvent pas changer, parce que c’est avec leurs bâtons et armes qu’ils résolvent tous les problèmes.

« Un homme averti en vaut deux », met en garde Frakka, appelant la population à se solidariser avec les paysans victimes de brutalités policières au Parc la Visite.

Frakka demande non seulement aux autorités d’arrêter, juger et condamner tous les criminels impliqués dans le massacre du Parc La visite, mais aussi de dédommager toutes les personnes victimes, dont les parents des paysans tués dans le massacre du 23 juillet 2012. Cesser les expulsions forcées contre les 142 familles qui vivent dans le parc La visite, construire des logements décents pour les paysannes et paysans dans le respect de leur dignité, leur donner des moyens financiers et des accompagnements techniques dans le cadre de leurs travaux agricoles, sont, entre autres, les recommandations de la Frakka au gouvernement actuel. La force de réflexion et d’action pour le logement demande également aux autorités gouvernementales de préparer et de présenter au pays un plan d’aménagement du territoire, qui doit renfermer une série de programmes et d’actions visant la résolution des problèmes environnementaux.

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